Noir de lune – Alice Sebold

Je tiens à m’excuser de mon absence ces jours-ci sur mon blog, mais je suis en train de créer ma petite entreprise professionnelle et cela me prend beaucoup de temps. J’espère que vous comprenez et que vous m’excusez …

Résumé

Dès la première ligne, Helen Knightly avoue. Il y a bien eu meurtre. Que sa mère ait été sénile et méchante ne change rien. Tout au long des vingt-quatre heures qui vont suivre, Helen louvoie entre ses souvenirs et la réalité, pour tenter de comprendre, pour tenter de survivre… Surgissent les images d’une enfance bizarre passée auprès d’une femme belle et démente, impitoyable et fragile, qui s’immerge lentement dans la maladie pour mieux punir son mari. Nous voilà pris à notre tour au piège de l’amour-haine qu’Helen voue à cette mère aux allures d’idole destructrice. Son angoisse devient notre angoisse : que faire du corps ? où trouver un complice ? faut-il quitter la ville ? se tuer ? Le suspense est intolérable : on ne lâche pas Noir de lune avant le tout dernier paragraphe.

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Mon avis

Alice Sebold est une auteure que j’ai découverte avec son deuxième roman et non pas des moindres puisqu’il est, de loin, un de mes bouquins préférés sur les centaines de livres que j’ai pu lire dans ma vie.

Je n’ai pas encore parlé de ce bouquin « La nostalgie de l’ange », car je souhaite faire une analyse assez poussée et surtout à tête reposée, d’un des livres qui m’ont le plus touché.

Alice Sebold a écrit à ce jour 3 livres, le premier « Lucky », le deuxième (mon préféré) « La nostalgie de l’ange » qui est un véritable coup de cœur. Il était donc impossible pour moi de passer à côté de son troisième roman « Noir de lune ».

Déjà, ce que je peux vous dire de ma lecture finale, c’est qu’il est plutôt sombre, un petit peu comme le thème de « La nostalgie de l’ange », mais à la différence près que le personnage principal est adulte, qu’elle ne parle pas au nom de la victime, mais plutôt celui du meurtrier.

Bon autant le dire tout de suite, je n’ai pas apprécié cette lecture comme mon premier coup de cœur. Ceci-dit, un coup de cœur comme celui que j’ai eu pour son premier roman, se compte sur les doigts d’une main.

Le caractère du personnage principal est beaucoup trop éloigné du mien ce qui fait que je ne comprends pas vraiment l’acte horrible qu’elle commet sur sa mère. Une mère différente, qui apportait beaucoup de souffrance, mais tuer sa propre mère, me paraît insensé.

J’ai bien compris pourquoi elle l’avait fait, j’ai pu comprendre son acte, mais en essayant de me mettre à sa place, je sais que jamais, au grand jamais, je n’aurais pu faire une chose pareille, à moins que ma mère ait une maladie incurable l’exposant à d’atroces souffrances.

A partir de là, on pourrait croire qu’il ne sert à rien de lire la suite, à partir du moment où l’on n’accepte pas vraiment le point de départ de l’histoire. Et pourtant mon point de vue a évolué tout au long de la lecture. Au début, cela me paraissait insensé, complètement  fou. Au fur et à mesure, même si je ne cautionne pas l’acte en lui-même, Alice Sebold arrive à nous plonger dans une certaine psychologie qui nous pousse à comprendre le raisonnement du protagoniste. Les différents passages dans son passé nous permettent de mieux cerné qui était sa mère.

Une mère aimé, idolâtrée, mais malade et égoïste.

On cerne soudain la pulsion meurtrière qui se cache chez Helen. Le manque de culpabilité me paraît par moment incroyable et finalement dans sa course folle, entraînant au passage son ex-mari, je deviens empathique à sa douleur. Je ressens cette colère et cette tristesse quand elle décrit des moments de son passé. Quand elle parle de son père qui a décidé de mettre fin à ces jours en la laissant seule avec cette mère. Ce sentiment d’abandon …

L’enquête menée par la police, permet de découvrir que le corps de la mère d’Helen a été déplacé avant qu’on la retrouve. Il s’agit donc bien d’un meurtre. Encore une fois, Alice Sebold arrive à mener l’intrigue à la perfection. Vont-ils découvrir que c’est elle qui l’a tué ?

Un livre sombre, est très différent de « La nostalgie de l’ange », mais un livre très intéressant ou on ce demande jusqu’au dernier moment, ce qui va se passer, ce qu’il peut lui arriver. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire toute cette histoire. Même si le début fait un peu peur, on est vite pris par l’histoire et le désir de connaître la fin.

Je ne m’arrêterai donc pas à celui-ci, et j’espère qu’elle aura encore beaucoup de succès à venir. Si vous ne connaissez pas cette auteure, je vous conseille vivement de la découvrir. Elle le mérite véritablement !

 

L’avis de la presse

Le figaro littéraire : L’auteur évoque avec brio l’intrusion de la violence dans une existence a priori banale. Violence extrême lorsqu’on assassine, violence insidieuse lorsqu’elle prend les traits d’habitants face à la maladie de leur voisine. Dans cette banlieue américaine étroite d’esprit, tout peut arriver, tout peut déraper très vite.

Le Figaro Magazine : Sebold mène son affaire avec assurance. Sens de l’empathie, absence de psychologie de pacotille, primat accordé aux personnages, elle sait où elle va et comment nous y mener.

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